La banquise crisse, les blocs s’entrechoquent,
Tel un brise-glace, je navigue impassible,
Libre, disponible,
Je glisse et avance sans soliloque.

Le silence m’a empli, je suis un lac,
Surface sans ride ni frémissement,
Une invite au délicat,
A la grâce du présent.

A l’horizon
ni émotion,
ni attachement,
Tous rivages abordés me sont indifférents.

Mon corps nouveau : la paix,
Mon sang neuf : le calme.

Riche d’insaisissable,
Une ode à la délicatesse…

François A.

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